La pratique du judo est très physique et nécessite la participation de tout l’organisme. Ce sport permet aux membres d’être en symbiose, mais les plus âgés sont contraints de faire un tour chez le médecin avant toute pratique. Le médecin examine le rachis ainsi que les articulations périphériques afin de déceler certaines contre-indications (non permanentes), telles qu’un mal de dos, une affection cutanée transmissible ou une blessure.

Le judo est une forme de pédagogie physique, mentale et morale créée en 1882 par Jigorō Kanō. Catégorisé comme un art martial moderne, il s’est transformé en sport de combat, puis en sport olympique au fil du temps. L’objectif compétitif premier de ce sport est de projeter ou d’amener l’adversaire au sol, de l’immobiliser avec des techniques spéciales de maitrise ou de l’obliger à abandonner à l’aide de clés articulaires et d’étranglements.

Ce sport de permet aussi de développer la qualité gestuelle, la mise en place du schéma corporel et d’améliorer la perception du corps dans l’espace. Les pratiquants sont vêtus d’une tenue en coton renforcée appelée judogi (ou kimono en France). Elle est de couleur blanche, mais peut être d’une couleur pour les compétitions.

Il se pratique pieds nus et torse nu sous le kimono chez les hommes et un tee-shirt blanc sous le judogi chez les femmes. Les exercices se font sur tatami (une sorte de tapis raide qui amortit les chocs et délimite une zone de combat en carré à l’aide de tapis de couleurs). La surface de combat est de 64 mètres carrés minimum et de 100 mètres carrés maximum.

Le terme judo peut se traduire par la voie de la souplesse ou par le principe de l’adaptation. La base de cette discipline est de faire usage de sa force de manière inconsidérée dans le sens de la « non résistance » afin de limiter les risques de lésions et les désagréments sur le plan physique dans les exercices libres.

Un excellent niveau de pratique en opposition peut se faire au delà de 60 ans, il suffit de bénéficier d’un encadrement efficace si les conditions de maîtrise et de régularité de l’entraînement sont maintenues. Certains clubs proposent des heures raisonnables adaptées aux seniors ou à une pratique moins exigeante de l’activité.

Les bienfaits de la pratique du judo à tout âge avec Othman El Ballouti

Découvrez les avis d’Othman El Ballouti sur Tumblr.

Le judo est une éducation physique utile, accessible à tout âge, car elle permet d’assouplir, de coordonner et de muscler le corps, mais aussi d’anticiper les dangers (posséder des attitudes et des techniques de riposte lors d’une éventuelle agression). Il permet également de limiter les accidents corporels si le judoka apprend à tomber en avant, en arrière, de face et sur le côté.

Le professeur de judo adapte son enseignement en fonction de l’âge, de la morphologie, du caractère et de la condition physique de l’apprenant (il n’est jamais trop tard pour commencer).

La science démontre que la plasticité du cerveau peut être modelée à vie, c’est-à-dire que le cerveau possède la capacité de stocker de nombreuses informations et de pouvoir les ressortir à la demande. L’entrainement au judo n’est donc pas une question d’âge, mais de volonté. Cette discipline permet aux aînés de pratiquer un sport de combat en harmonie avec leurs âges et d’apprendre des techniques d’autodéfense faciles à exécuter.

Cet art martial développe l’équilibre (améliore la posture du corps et aide à limiter les chutes), la souplesse et la coordination (rapidité des mouvements du corps avec des techniques de poings et de jambes), la vigilance (être attentif et suivre les gestes de son adversaire, afin de contrer ses coups) et les réflexes (le corps devient plus réactif) chez le pratiquant.

Les exercices liés à ce sport se focalisent sur la concentration et le développement des aptitudes cognitives, ce qui favorise la diminution de troubles de mémoire liés à la vieillesse.

Cette activité permet aussi de se familiariser (tisser de nouveaux liens sociaux) avec d’autres participants. Il influe également sur le comportement, le bien-être et le self-control de l’apprenant en société.

Le judo permet d’avoir des abdos de rêve, car il fait travailler toutes les parties de la sangle abdominale (pendant les entrainements, échauffements et lors des combats), comme par exemple quand un combattant soulève son adversaire ou se contracte pour ne pas se faire retourner. Il fait travailler tous les muscles et les renforce au fil des exercices.

Il permet aussi d’obtenir une maitrise de soi et une très grande force mentale (maitre de son corps et de son esprit). Il active chez les participants la force tranquille, la détermination, le calme et une hyperréactivité régulée (allier le corps et l’esprit avec adresse).

Il est utilisé de plus comme un antistress, car il permet de se défouler et de décompresser. Les personnes angoissées et anxieuses peuvent évacuer leurs sentiments en apprenant à maitriser les émotions. Il est utilisé comme un art martial cardio (bon pour le cœur).

Le judo améliore le sens de l’équilibre, apprend au participant à travailler ses appuis, à avoir les pieds à la fois mobiles et bien ancrés dans le sol, ce qui limite les chutes, même hors du dojo.

Il favorise l’auto-défense (permet de maitriser son environnement), la confiance en soi, en son corps et en ses capacités (chez la femme). Il permet à toute personne de pouvoir se défendre seule dans la rue en cas d’agression.

Il permet d’inculquer certaines valeurs fondamentales dont l’amitié, le courage, la sincérité, l’honneur, la modestie, le respect, le contrôle de soi, la sérénité et la politesse.

Le judo aide également les apprenants dans la vie professionnelle et personnelle (le judoka est attentif, calme, optimiste et apaisé).

Dans la pratique de cette activité, il est interdit de porter des vêtements rigides (risque de blessure chez l’adversaire). Des protections articulaires (bandes adhésives élastiques, etc.) et des protections contre les chocs directs (protège tibia en mousse, etc.) existent afin de mieux protéger les apprenants. Certains peuvent porter des bandes sur les doigts ou sur les poignets, fait remarquer Othman El Ballouti (aller sur sa page pour plus de détails).

Les techniques et entrainements utilisés en judo avec Othman El Ballouti

Les techniques de judo sont différentes les unes des autres.

Les techniques de projection visent à déséquilibrer l’adversaire pour le faire tomber au sol, vers l’arrière, l’avant ou sur le côté (Nage waza). Elles incluent le groupe de techniques debout (Tachi waza), les techniques de jambes (Ashi waza), les techniques de bras ou épaules (Te waza) et les techniques de hanches (Koshi waza).

Les techniques de sacrifice (Sutemi waza) ont pour but de faire chuter l’adversaire en sacrifiant son équilibre. Elles englobent les techniques de sacrifice dans l’axe (Mae Sutemi waza) avec l’emblématique planchette japonaise (Tomoe nage), les techniques de sacrifice sur le côté (Yoko Sutemi waza), les techniques de sacrifice sur le côté (Yoko Sutemi waza) et les techniques d’enroulement (Makikomi waza).

Les techniques de contrôle permettent au pratiquant de dominer son adversaire (Katame waza) et comprennent les techniques pratiquées au sol (Ne waza), les techniques d’immobilisation se pratiquent lorsque l’adversaire est couché sur le dos, les 2 épaules au sol (Osae komi waza) ainsi que les techniques de luxation (Kansetsu waza). Les techniques d’étranglement (Shime waza) sont aussi utilisées pour obliger l’adversaire à abandonner rapidement. Elles consistent à faire appui sur le système respiratoire (Hadaka-jime) ou sur le système sanguin du cou (Sankaku-jime), ce qui est tout aussi dangereux.

Les techniques de luxation et d’étranglement sont aussi autorisées lorsque l’adversaire est debout.

L’usage de certains katas nécessite la pratique de différentes techniques de frappe (Atemi waza), dont les coups de pied (Geri), les coups de poing (Tsuki) et les coups de tranchant de la main (Shuto).

L’application de ces nombreuses techniques nécessite la pratique d’entrainements traditionnels.

Le Tandoku-renshu (judo contre l’ombre) est un genre d’entrainement effectué en solitaire (sans l’aide d’un partenaire).

Le Uchi-komi (rentrer en contact) est entrainement, qui se pratique à 2, afin de travailler en répétition l’entrée d’une technique de projection sans faire tomber le partenaire (déséquilibre, placement du corps et lancement de la technique).

Le Nage-komi est un entrainement se pratiquant à 2 afin de répéter plusieurs fois une technique avec chute (Tsukuri-Kuzushi-Kake). Il est aussi possible de travailler en Nage-komi et en Ne-waza au sol.

Le Yaku-soku-geiko se pratique comme le Nage-komi, mais avec des déplacements permanents pendant lesquels le partenaire lance des attaques et l’autre se laisser tomber à chaque fois sans esquiver et sans bloquer.

Le Kakari-geiko est un genre de randori à thème, comme une opposition standardisée où le partenaire (Tori) occupe un rôle offensif (lanceur d’attaques) et où l’autre (Uke) occupe un rôle défensif (se défendre sans vraiment bloquer complètement). Cet exercice permet de faire plus travailler Tori.

Le Randori est un entrainement de saisies libres, un genre de combat souple où les deux judokas sont partenaires et essayent de faire travailler l’autre (Tori et Uke). Il consiste ainsi à ne pas vraiment bloquer l’autre ou à lui opposer une résistance modérée.

Le Shiai (combat martial où aucune erreur n’est permise) est le nom utilisé pour les compétitions organisées pour valider l’UV d’efficacité au combat, nécessaire pour le passage des différents « Dan » de ceinture noire. Le judoka doit rassembler des points (100 points pour les 1er et 2e Dan et 120 points pour les 3e et 4e Dan) en gagnant des combats par Ippon ou Waza Ari (accumuler 44 points d’affilée, soit 3 victoires par Ippon et 2 victoires par Waza Ari pour valider l’UV).

Différentes formes de judo peuvent être pratiquées, dont des entraînements à haut niveau énergétique, des séances très techniques, des techniques fondamentales (katas) ou simulations de compétition (randori). L’âge psychologique est donc le seul facteur à prendre en compte pour la pratique de ce sport. Aucun âge n’est déclaré limite.

Othman El Ballouti donne son avis sur ce lien Youtube.

Les grades au judo

Les grades au judo sont attribués à un pratiquant en fonction de son niveau technique, de son efficacité en combat, de son degré d’ancienneté et de ses qualités morales, ainsi que de son investissement dans la pratique de cette activité. Tout judoka se doit de respecter les règles pour espérer gravir les échelons.

Les ceintures de couleur ont ainsi été créées en 1920 par le professeur Mikinosuke Kawaishi en Angleterre pour marquer la différence. Elles sont de couleur blanche, jaune, orange, verte, bleue, marron et verte-bleue. Les ceintures de couleur blanche-jaune, jaune-orange et orange-verte sont distribuées pour l’évaluation des plus jeunes dans des grades alternatifs.

Les barrettes sont également utilisées en remplacement de la ceinture blanche-jaune (ceinture blanche avec une barrette jaune à coudre).

Les grades Kyu utilisent les ceintures de couleur blanche jusqu’aux ceintures aux couleurs marron (du 9e Kyu au 1er Kyu).

La ceinture noire pour les grades inférieurs est remise par un professeur de judo diplômé d’État, selon les critères techniques et le comportement du judoka (qui porte sur sa présence pendant les séances, vis-à-vis de ses camarades, etc.), les résultats ou les participations aux différentes compétitions.

Les grades au dessus des Kyu sont nommés « Dan » et se comptent au nombre de 5 (1er, 2e, 3e, 4e et 5e Dan) pour les ceintures de couleur noire, au nombre de 3 (6e, 7e et 8e Dan) pour les ceintures à larges bandes rouges et blanches et au nombre de 2 (9e et 10e Dan) pour les ceintures rouges. La ceinture blanche large existe aussi, mais est détenue par une seule personne (Jigorō Kanō à titre posthume).

Les 2e et 3e Dan sont nommés Deshi (disciple), les 4e et 5e Dan correspondent au Renshi (maitrise extérieure), les 6e et 7e Dan régissent du Kyoshi (maitrise intérieure), les 8e et 9e Dan constituent le Hanshi (combinaison de la maitrise intérieure et de la maitrise extérieure) et les 10e Dan sont des Keijin (trésor vivant).

Les différents niveaux s’obtiennent à partir de la ceinture noire de deux manières différentes, les compétitions (passer trois UV d’abord) et les expressions techniques (passer plusieurs UV définis pour chaque grade).

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Peut-on commencer le judo à 60ans ? Othman El Ballouti répond

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