La pêche est une activité qui permet de capturer des animaux aquatiques dont les poissons, les crustacés, les céphalopodes, etc. dans leur milieu (océan, mer, lacs, etc.).

Elle permet de pénétrer et de communiquer avec la nature, d’observer le mode de vie des poissons et de faire évoluer les techniques de pêche. Il faut noter que les outils comme la canne à pêche, le fil de pêche, le moulinet, le leurre, le poisson nageur, la tresse, nylon etc. ainsi que les techniques sont utilisés en fonction de l’espèce recherchée, du milieu ou du bateau utilisé.

Certaines personnes pratiquent la pêche par loisir et d’autres en font un métier, toutefois cette pratique est soumise à des règles, afin de protéger la biodiversité, l’environnement et les ressources halieutiques, car la surpêche ou exploitation excessive des ressources aquatiques, peut entrainer une baisse du stock de poissons dans le monde, ainsi que la disparition de nombreuses espèces.

Plusieurs développements ont été apportés à l’aquaculture, tels que des méthodes de pêche plus durables et des matériels plus écologiques.

Le pêcheur est cependant livré à quelques inquiétudes comme un bateau échoué, un arbre arraché des berges ayant dérivé dans les filets, des nasses ensablées, etc.

Comme le dit Yannick Dacheville, la pêche est donc un art de vivre pour ceux qui la pratiquent, car ils la font avec passion et détermination malgré d’éventuelles situations difficiles.

Les différents types et techniques de pêche en mer avec Yannick Dacheville

La pêche est pratiquée en fonction de la navigation, de la durée en mer et du type de navire (plus il est grand, adapté et équipé pour un type de pêche et plus la sortie en mer dure longtemps).

Elle se divise en plusieurs groupes, dont la grande pêche (type de pêche industrielle qui dure plus de 20 jours). Elle se pratique sur de très grands chalutiers, thoniers ou palangriers de 60 à 80 mètres de long avec un équipage de 50 hommes maximum.

La pêche au large (pêche hauturière) est pratiquée sur des navires comprenant un équipage de 5 à 6 hommes avec des sorties en mer de plus de 4 jours (20 jours maximum). Elle est pratiquée par les chalutiers de plus de 38 mètres, des semi-hauturiers de 25 à 38 mètres et des navires artisans hauturiers de 16 à 25 mètres.

La pêche côtière (pêche artisanale intensive) concerne les sorties de 1 à 4 jours avec un équipage de moins de 4 hommes sur des navires de moins de 16 mètres.

La petite pêche est pratiquée dans des sorties de moins de 24 heures le long des côtes avec un équipage de moins de 3 hommes, sur des navires de moins de 16 mètres de long.

La pêche à l’explosif est un autre type de pêche qui consiste à faire exploser une charge au milieu d’un endroit rempli de poissons afin de les récolter morts ou assommés.

La pêche électrique se pratique en rivière ou dans un courant avec une perche conductrice et un anneau alimenté par une batterie, afin de choquer les poissons pour qu’ils flottent à la surface.

Cliquez ici pour lire les recherches de Yannick Dacheville.

Plusieurs techniques sont élaborées pour des pêches plus efficaces telles que la technique de la calée (parfait pour la pêche de daurade, qui aime les fonds sableux où se trouvent des coquillages et des moules). Cette technique consiste à envoyer une ligne au fond de l’eau, le long d’une digue ou d’un quai.

Une technique existe aussi pour pêcher l’espadon (poisson avec une vitesse de 110 km/h), dont la pêche à la traine. Les outils utilisés pour ce type de pêche sont une canne de traine de 30/50 lb, un moulinet 6/10 et des appâts naturels montés sur une ligne avec un hameçon 14/0 (ou aussi des leurres à tête siffleuse).

D’autres techniques de pêche de l’espadon sont également utilisées, dont la pêche « grand fond » (avec un treuil ou un moulinet électrique), le broumé (avec des appâts morts ou vifs dans le courant) et le jigging(sur des postes profonds de 300 m).

La technique la plus utilisée par les pêcheurs de l’Atlantique, de la Manche et de la Mer du Nord est la pêche au loup ou au bar. La truite, le carnassier et le toc sont aussi régis par d’autres techniques.

Les pêcheurs professionnels et investissements

De nombreux pêcheurs sont titulaires d’un BEP ou d’un BTS aquacole, ce qui leur permet d’avoir une connaissance poussée de la gestion piscicole (pacage lacustre sur les lacs alpins, reconstitution du stock de saumons sur l’Adour, Indicang, tableau de bord anguille et marquage-recapture des anguilles argentées sur la Loire, etc.).

Ils ne pratiquement pas uniquement la pêche, ils participent au développement de cette activité. L’apprentissage est quotidien, surtout dans ce domaine où le savoir-faire est un ensemble d’aptitudes optimisées au fil du temps (ramendage des filets, préparation du poisson, comptabilité des pêches biométriques, goudronnage des nasses et épissures, etc.).

Une étude menée en 2005 par le FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’Agriculture) démontre que 48 millions de pêcheurs fournissent des emplois directs et indirects à plus de 300 millions de personnes, ce qui pousse à dire que le métier de pêcheur permet de s’assurer une vie (emploi, maison, vie familiale, etc.).

Les pêcheurs professionnels se chargent de trouver un équilibre entre les espèces et les classes d’âge pour un meilleur avenir de cette pratique. Ils permettent de réguler la multiplicité des espèces invasives et des espèces rares qui altèrent l’équilibre biologique des rivières. Ils permettent aussi de limiter les actes de braconnage, car leur seul but est la préservation des ressources.

Sur Overblog, Yannick Dacheville parle des différentes facettes de la pêche.

Chaque pêcheur est tenu de déclarer l’ensemble de ses captures sur des fiches mensuelles qui sont réceptionnées par le Suivi National de la Pêche aux Engins (SNPE) et par le service de l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA). Ce procédé est obligatoire, sauf pour les pêcheurs récréatifs, car il permet de connaitre l’évolution du stock de poissons.

Les pêcheurs professionnels s’occupent aussi des pêches scientifiques, des pêches de sauvetage pendant le vidange des plans d’eau et de barrages et des pêches de régulation sur le domaine public fluvial avec l’autorisation de l’administration (et aussi sur le domaine privé avec l’autorisation des propriétaires).

La pêche est une activité qui nécessite de nombreux investissements (matériel, humain, etc.). Les matériels de pêche doivent être sans cesse renouvelé, car ils sont de courte durée, peu importe leur réparation et leur maintenance : cordages, filets, verveux, filets droits, trémails de longueurs différentes, nasses à anguilles, grandes cages métalliques à perches, tamis à civelles, etc.

Les filets et engins de pêche varient en fonction des pêcheurs, des techniques et des régions. La valeur de ces engins est estimée à 12 800 euros en moyenne/pêcheur.

Les moteurs des bateaux doivent être plus souvent révisés et remplacés périodiquement pour une pêche encore plus efficace. L’Aluminium et le polyester remplacent ainsi le bois pour la construction de bateaux de 5 à 7 m, car leur entretien est moindre comparé aux autres navires.

Les navires de type Canot ou petit chalutier de 6 à 8 m sont équipés de moteur in-bord avec une puissance maximale de 100 CV (valeur max autorisée). La valeur de cette embarcation se trouve autour des 15 000 euros (sur 7 ans).

Yannick Dacheville explique que bon nombre de pêcheurs investissent dans la construction de laboratoires de transformation selon les normes européennes avec des matériaux de qualité, tels que des viviers, des chambres froides, des machines à glace, des véhicules utilitaires isothermes, des écailleuses, des balances électroniques, des tables inox, des unités de cuisson, etc.

Les métiers spécifiques à la pêche

Les métiers de la pêche ne sont pas moindres, mais l’un d’eux se détache du lot, dont le marin pêcheur.

Le matelot à la pêche se charge de l’entretien du bateau, de la mise en place, de la récupération et de la réparation des filets, de la capture et de la préparation du poisson, etc. Il participe aussi parfois à la conduite du bateau.

Il assure également la maintenance et la manipulation des engins de pêche (filets, casiers, treuils, etc.). Il pêche le poisson, le trie et le met en caisses ou en casiers pendant les sorties en mer de moins de 5 jours.

Il trie le poisson, le nettoie et le congèle lorsqu’il s’agit de sorties en mer de plusieurs de semaines, voire plusieurs mois. Il dépose le contenu de sa pêche à la criée ou à la halle de marée pour le mettre à la disposition des grossistes lors de son retour au port.

Il peut se charger de l’entretien du bateau (graissage des moteurs, des treuils et des appareils frigorifiques, etc.) en fonction de son niveau de qualification, de la taille du bateau et du type de pêche pratiqué. Il lui arrive de cuisiner pour l’équipage, de nettoyer le pont et de peindre le navire. Il évolue aussi et peut valoir au fil des années aux postes de second maitre, de responsable d’équipe ou de chargé de la conduite du bateau, de la pêche (ou de la machine) et du traitement des captures.

Pour Yannick Dacheville, le marin pêcheur doit répondre à certaines capacités physiques bien définies. Il doit pouvoir occuper son poste avec rigueur et promptitude, assurer sa propre sécurité, celle du bateau, des autres membres de l’équipage et de son environnement entier.

Le début de la formation est consommé après une visite chez le médecin, qui est renouvelée chaque année pour vérifier son état de santé.

Il doit pouvoir aussi supporter de longues périodes loin de son domicile, la vie en collectivité, la discipline, la mer et les marées.

Il est formé pour assurer la sécurité de l’équipage et donc avoir le sens des responsabilités.

Les conditions de travail du matelot à la pêche varient selon la taille du bateau, la technique de pêche (chalut, filet maillant, senne coulissante, casier, drague, palangre, ligne, etc.), de la durée des sorties, des zones de pêche (près des côtes ou au large), des espèces capturées (crustacés, poissons de haute mer, etc.) et des productions (poissons frais ou congelés, entiers ou en filets, vente en détail ou transformation industrielle, etc.).

Il est confronté durant tout le séjour en mer au bruit des moteurs et des engins de pêche, aux odeurs de poisson, de la mer et du carburant, à la promiscuité, aux tempêtes, à la dangerosité des équipements de pêche, aux temps de travail rudes, etc.

Le salaire du matelot à la pêche dépend de la valeur de la pêche (1 500 à 3 000 euros brut par mois) et à d’autres facteurs sous-jacents (quantité pêchée, type de pêche, prix de vente, prix du carburant, etc.), précise Yannick Dacheville (les détails sur son parcours ici)

La petite pêche est généralement pratiquée, car elle domine sur les bateaux de moins de 12 m, mais la pêche industrielle recrute de plus en plus de marins pour paliers aux besoins des grandes distributions et des industries de transformation des produits de la mer. Elle assure aussi un salaire minimum garanti (plus sa part de produit de la pêche) et des contrats en CDI.

Le métier de marin pêcheur se prépare en 2 ans après la classe de 3e dans les lycées professionnels maritimes pour obtenir un CAP maritime de matelot (Certificat d’Aptitude Professionnelle) ou un BEP maritime de pêche, au bout duquel se profile une formation pratique de 12 à 14 semaines. Il suit une formation de base de marin polyvalent pour travailler sur le pont des navires de pêche.

Un BAC professionnel électromécanicien de marine et un BAC professionnel conduite et gestion des entreprises maritimes, option pêche et commerce peuvent aussi se faire au bout de 3 ans.

La formation continue est également disponible pour les candidats matelots de plus de 20 ans avec le niveau CAP-BEP. Ils peuvent passer le CIN (Certificat d’Initiation Nautique) en 8 semaines qui leur permet d’embarquer sur tout type de navire, informe Yannick Dacheville.

Le métier de pêcheur fait-il vivre ? Réponses de Yannick Dacheville

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