Les moulins de Libourne se remarquent à Hure.

Plusieurs de ces machines qui ont innové les siècles précédents conservent encore leur principale caractéristique, notamment les ailes. On peut visiter ceux typiques de leur région. Les vestiges de ces appareils à eau et à vent témoignent de la grande production de blé il y a longtemps. Il en existe au moins un par commune et ils sont répartis dans toute la région.

Marc Dubedout présente le moulin de Libourne

Celui de la commune libournaise possède un toit de forme conique et il est conçu à partir des moellons de petit appareil. Quelques rénovations ont été effectuées avec l’installation de nouvelles ailes. Il est actuellement transformé en résidence, confirme le courtier en vins Marc Dubedout (suivez ce lien pour le contacter).

La Dronne et l’Isle sont des rivières assez régulières et importantes ayant pour source le massif central. C’est surtout leur situation géographique et hydraulique qui a poussé les Libournais à construire des moulins à eau. Ceux de Laubardemont, d’Abzac, de Penot et de Sablon des Peintures ont été construits au XIVe siècle.

Ils ont étés conçu pour moudre le blé, pour abriter les pêcheries et pour actionner les mailleries à fonds. La force hydraulique a connu de nouvelles utilisations et ces dispositifs médiévaux ont été transformés en minoterie, papeterie, huilerie, aciérie grâce à la révolution de l’industrie.

Marc Dubedout considère que les vallées de la Dronne et l’Isle ont déjà connu un essor industriel avant la Première Guerre Mondiale : huilerie de Laubardemont, papeterie de Monfourat, capsulerie de Saint-Seurin, cartonnerie de Camps etc.

Le développement des moulins de Libourne a été accompagné de l’essor de la ligne ferroviaire qui fait de la gare de Coutras l’une des plus grands triages de France.

La mondialisation a stoppé les activités de ces industries après la Première Guerre Mondiale. L’activité de l’huilerie de Laubardemont a cessé en 1955, la papeterie de Montfourat a arrêté ses productions en 1969 et les moulins de Penot et de Coutras ont été démolis en 1967.

Quelques sites conservent encore leur activité industrielle tels qu’Armcor, Azbac et Smurfit sis à Saint-sur-l’Isle. Une nouvelle transformation commence à s’opérer pour ceux qui ont subsisté au temps et à la dégradation : mise en tourisme ou production d’hydroélectricité.

De nouvelles constructions pour Libourne

8 nouveaux appareils ont été construits à Libourne pour participer aux journées européennes dans le cadre des édifices uniques en genre.

Porchères

Celui de la commune de Porchères ouvre actuellement ses portes de 10 heures à 13 heures le matin et de 14 heures à 18 heures l’après-midi. Il est possible de le visiter puisqu’il reste disponible pour tout le monde jusqu’à la mi-septembre.

Saint-Quentin-de-Baron

L’association qui se trouve à Saint-Quentin a pour objectif de reconstruire l’édifice datant du XVIIIe siècle. La visite y est parfois gratuite durant le week-end et ce notamment le dimanche, commente Marc Dubedout sur Facebook.

Coubeyrac et Périssac

Le moulin à eau de Pivert date du XVIe siècle et il est possible de le visiter gratuitement. Celui des Grandes Vignes est un appareil à vent bâti en 1984. Une visite de ce dernier est proposée de 10 à 12 heures le matin et de 14 à 18 heures le soir.

Marc Dubedout parle des moulins libournais